J’ai égaré la lune — Erwan Ji

« Les mots sont des coquilles, pleines ou vides selon ce qu’on pense quand on les dit. Ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on met à l’intérieur, c’est ça qui leur donne de la couleur et de la vie. Il y a des je t’aime plus blafards qu’un cadavre, et de simples oui et non qui pétillent et peuvent changer le cours d’une vie. »


Auteur : Erwan Ji
Editeur : Nathan
Date de publication : 2018

Ma chronique de J’ai avalé un arc-en-ciel, le tome précédent mais qu’il n’est pas obligatoire d’avoir lu pour se lancer dans J’ai égaré la lune !

— Résumé

Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait « chérie ».
Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle « ma petite otarie ».
Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave.
La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin.

Note : 8.5/10

— Avis

J’ai égaré la lune est un roman tout aussi frais que le précédent. J’ai avalé un arc-en-ciel se situe avant J’ai égaré la lune, mais les deux tomes peuvent très bien se lire indépendamment. Je suis cependant contente d’avoir lu J’ai avalé un arc-en-ciel avant, puisque ça respecte l’ordre chronologique de la vie de Puce. Cependant, il n’est pas gênant de lire celui-ci en premier ou même uniquement puisque l’auteur ne fait pas de références particulières au tome précédent ou les ré-explique.

J’ai adoré retrouver Puce, son caractère pétillant et vivant. C’est un personnage qui me séduit totalement depuis deux romans. Elle a une philosophie de vie que j’admire et qui me donne le sourire. Elle ne se prend pas la tête, est légère, naturelle et à la fois tellement drôle ! Impossible de ne pas s’identifier à certaines situations qu’elle aborde. Parmi elles, qui ne se reconnaît pas ici par exemple ?

« Dans le métro quand on est rentrées à la maison, j’ai eu un bégaiement de politesse. C’est quand j’hésite à me lever pour laisser ma place à quelqu’un. C’est pas que je suis fainéante, mais j’ai peur de les vexer. Quand c’est une vraie vieille personne, ça va, mais quand la personne est mi-vieille, je trouve ça problématique. »

Ce côté-là est absolument génial. Erwan Ji a pris des petits moments commun qu’on peut vivre dans notre vie et les a abordés avec humour. C’est top de lire un livre et de se dire « ça, c’est tout moi ! » ; et de rire pour un rien. J’ai égaré la lune est léger, pétillant, plein de vie. C’est un roman à la fois simple et vrai, qui aborde la vie telle qu’elle est. Tout se déroule simplement et naturellement : la vie de Puce, son ressenti, ses difficultés, ses joies, et ses peurs. Un concentré d’émotion en quelques pages. Un tourbillon de sentiments, des rires aux pleurs.

J’ai adoré les messages que l’auteur fait passer. Le problème d’étiquetage constant de la société, par exemple. J’adore les côtés parfois difficiles de la vie de Puce qu’il fait ressortir de manière simple, sans fioritures. J’ai aussi beaucoup aimé la narration qu’il a choisi. Puce tutoie le lecteur à travers ses écrits sur le blog et on a l’impression que c’est une copine, une amie. Qu’elle est à côté de nous et qu’elle nous parle.

« D’habitude on me dit soit tu es lesbienne, soit tu es hétérosexuelle, soit tu es bisexuelle, et par une espèce de loi inventée, on m’impose de donner un nom à ma vie amoureuse. Je ne comprends pas cette manie de vouloir toujours coller des étiquettes sur tout, je ne sais pas si les gens sont au courant mais la vie c’est pas un supermarché. »

J’ai aussi encore plus aimé Aiden dans ce tome-là. C’est un personnage un peu comme Puce, fraîche et surprenante. Et surtout très compréhensive, c’est ça que j’adore chez elle. Je trouve qu’Erwan Ji développe très bien les personnages avec simplicité, en leur donnant des traits de caractères propres à eux-même mais à la fois simples et crédibles.

Grâce aux sujets simples et à la fois importants qui sont abordés, je trouve que J’ai égaré la lune est une vraie leçon de Vie, avec un grand V. Découvrir Puce, si avide de Vivre, m’a donné envie de partir  et de voyager immédiatement.
Justement, en parlant de voyager, Erwan Ji a réussi à me transporter au Japon à travers sa plume. J’ai adoré découvrir ce pays, une culture différente, l’adaptation de Puce à un pays qu’elle ne connaît pas.

J’ai quand même une petite préférence pour J’ai avalé un arc-en-ciel qui marque ma rencontre avec la plume d’Erwan Ji, et sa capacité à me transporter. Grâce à J’ai avalé un arc-en-ciel et J’ai égaré la lune, j’ai découvert un auteur au style particulier que j’adore ! Je sais qu’en cas de coup de mou, ses deux romans sont là pour me remonter le moral et je compte bien surveiller de très près la parution de ses prochains romans. D’ailleurs… c’est bientôt la sortie de « Les chevaliers des Gringoles », le livre de Puce et Aiden : je serais forcément au rendez-vous !

Je tiens à remercier les éditions Nathan pour l’envoi de ce roman !


— Mon avis en quelques mots ?

Une lecture légère, simple fraîche, qui réussi à transmettre de jolis et profonds messages malgré le petit nuage de légèreté qu’est Puce. Un roman qui m’a donné envie de Vivre avec un grand V.

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